Concert

Peter Doherty – Bataclan

novembre 17, 2016

Réveil du matin difficile, cette première pensée « j’y vais ou pas ? », les messages des copines « je suis pas prête pour ce soir », et cette boule au ventre qui ne me quittera pas de la journée.

Le nombre de personnes ayant le pouvoir de me faire retourner là-bas maintenant se compte sur les doigts de la main, Peter en fait parti.

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C’est au plus mal, rempli d’appréhension que je débarque à 20h devant la salle. La queue va jusqu’à la rue Oberkampf, le public est là, il est prêt.

Après le passage compliqué de l’entrée dans la salle, la redécouverte de lieux, on se place au fond de la fosse, une première fois pour nous « ô grandes fans » habituées du premier rang.

Ça commence.

Encore une fois, c’est une première que Doherty soit pile à l’heure à son concert.
On démarre avec une marseillaise hurlée par le public d’une seule voix.

Pendant les premières chansons, les émotions sont complexes. Entre malaise et envie, frisons et espoir. Puis d’un coup, sans trop t’en apercevoir, toutes tes craintes disparaissent pour laisser place à une force incroyable qui ne cessera de se décupler jusqu’à la fin du concert.
Je me suis sentie comme portée par une énergie d’une intensité incomparable.

Sur scène on sentait un Peter rempli d’émotions, imprévisible mais chaleureux. Il était un peu mal à l’aise d’être ici, cherchant ses mots qu’il n’a jamais vraiment su trouver. Il a donc laissé place à ce qu’il sait faire de mieux : tout casser, les codes, les instruments, les chansons, l’ordre, les émotions.

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Quelle joie quand il a été rejoint par notre cher Carloune, Carl Barat, son binôme et complice des Libertines.

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« Fuck forever », la dernière, tellement libératrice. Le public lâche ses émotions, sa colère, sa tristesse, sa rage, son amour et ça putain, c’est notre plus belle vengeance.

L’appel de la musique, l’appel du rock, l’appel de la vie que ce lieu réclame depuis un an. Doherty et son public ont su y répondre.

On est rentré dans la salle avec l’odeur de la peinture fraiche et on est ressorti avec celle de la bière.

Merci au Bataclan, aux équipes psychologiques et à la sécurité.
Le Bataclan est debout, et pour eux, il le restera ♡

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